Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(19)

Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(19)

Voilà le 19e conseil de ce Calendrier de l’avent…

 

 

19e conseil de ce Calendrier de l’avent :

 

Veillez au rythme de votre récit

 

Le rythme doit être adapté à votre genre, à votre intrigue, à votre point de vue et à votre ton. Il doit alterner entre moments de tension, de détente, d’accélération, de ralentissement, de climax, de dénouement, etc.

 

Respectez les règles, les conventions, les attentes ou les codes. Cela vous permettra de vous inscrire dans un genre, un public, un marché ou une tradition. Cela vous permettra aussi de vous adapter, de vous conformer, de vous intégrer et de vous faire accepter.

 

Le rythme d’un roman est un élément essentiel pour captiver le lecteur et lui faire vivre des émotions.

Voici cinq points sur lesquels veiller pour créer du rythme dans votre roman :

 

1 / Alternez les scènes, les résumés, les pauses et les ellipses

 

Les scènes sont des moments où vous décrivez en détail ce qui se passe, les résumés sont des passages où vous résumez les événements, les pauses sont des moments où vous faites une pause dans l’action pour approfondir les personnages ou le contexte, et les ellipses sont des coupures dans le temps où vous passez d’un moment à un autre sans tout raconter.

 

2 / Variez la longueur des phrases et des paragraphes. (cf le 18e conseil !)

Les phrases courtes et les paragraphes courts donnent un rythme rapide et dynamique, tandis que les phrases longues et les paragraphes longs donnent un rythme lent et posé. Vous pouvez jouer avec ces effets pour créer du contraste, de la tension ou de la détente selon les moments de votre récit.

 

3 / Utilisez les retours en arrière et les anticipations.

 

Les retours en arrière (ou analepses) sont des moments où vous racontez ce qui s’est passé avant le début de votre récit, et les anticipations (ou prolepses) sont des moments où vous annoncez ce qui va se passer plus tard. Ces procédés permettent de créer du suspense, de surprendre le lecteur ou de lui donner des indices sur l’intrigue.

 

4 / Choisissez bien le début et la fin de vos chapitres.

 

Le début d’un chapitre doit accrocher le lecteur et lui donner envie de continuer à lire, et la fin d’un chapitre doit le laisser sur sa faim et lui donner envie de lire le chapitre suivant. Vous pouvez utiliser des questions, des révélations, des cliffhangers ou des changements de point de vue pour créer ces effets.

 

Rem : Un cliffhanger est une technique narrative qui consiste à terminer un chapitre, un épisode ou une histoire sur une situation dramatique, non résolue ou ouverte, afin de créer du suspense et de donner envie au lecteur ou au spectateur de connaître la suite.

 

Voici deux exemples de cliffhangers dans la littérature :

 

  • Dans le roman Les Misérables de Victor Hugo, le chapitre 12 du livre 5 se termine par cette phrase :« Jean Valjean se dressa tout effaré, croyant qu’il allait mourir, et, reculant jusqu’au mur, il y resta, la bouche ouverte, en criant : Qui est là ? Il n’y eut pas de réponse. Il se sentit perdu et regarda autour de lui. Il était dans une chambre étroite, presque une cellule, à côté de la chambre où il avait couché Fantine, et qui, par une fente de la cloison, laissait voir tout ce qui s’y passait sans qu’on pût être aperçu, bien que l’on entendît tout. Il y avait une fenêtre avec des barreaux de fer, et, sur les barreaux, des chiffons attachés avec des cordes. Il y avait un lit dont le matelas était sur le carreau, et sur le matelas un homme. Cet homme, c’était lui. » 

Ce cliffhanger crée une angoisse chez le lecteur, qui se demande comment Jean Valjean va échapper à Javert, qui l’a retrouvé et qui l’observe à travers la fente.

 

  • Dans le roman Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de J.K. Rowling, le chapitre 27 se termine par cette phrase :

« Et alors, il se passa quelque chose qui fit geler le sang de Harry dans ses veines. Quelque chose qui le cloua sur place, tandis que les autres continuaient à courir, inconscients de ce qui venait de se produire. Rogue leva sa baguette et pointa le bout de son manche vers Dumbledore. – Avada Kedavra ! »

 

Ce cliffhanger crée un choc chez le lecteur, qui assiste à la mort de Dumbledore, le mentor de Harry, tué par Rogue, qui semblait être un agent double.

 

5 / Dans un tout autre registre du rythme : respectez votre rythme d’écriture personnel !

 

En effet, le rythme d’écriture est lié au rythme du récit, car il influe sur la cohérence, la fluidité et la qualité de votre texte.

 

***

Voilà pour ce 19e conseil ! Au début de l’article, je conseille de respecter les règles… cela dit, sachez aussi transgresser les règles, les conventions, les attentes ou les codes. Cela vous permettra de vous affranchir, de vous libérer, de vous révolter ou de vous réinventer. Cela vous permettra aussi de vous opposer, de vous différencier, de vous singulariser et de vous faire remarquer.  

 

 

A vos succès d’écriture….

 

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Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(18)

Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(18)

Voilà le 18e conseil de ce Calendrier de l’avent…

 

18e conseil de ce Calendrier de l’avent :

 

Variez les longueurs et les formes de vos phrases

 

Elles doivent être adaptées au rythme, à l’émotion, à l’action et à l’effet que vous voulez produire. Elles doivent alterner entre phrases simples, complexes, courtes, longues, affirmatives, négatives, interrogatives, exclamatives, etc. Utilisez des figures de style, des images, des symboles et des métaphores. Ils doivent servir à enrichir votre texte, à créer de la beauté, à exprimer des idées, à susciter des émotions ou à suggérer des sens. Ils doivent être pertinents, originaux et harmonieux.

 

 1 / Pourquoi réduire la longueur des phrases ?

 

Des phrases courtes facilitent la compréhension du lecteur, car elles expriment une seule idée de manière claire et concise. Elles dynamisent l’écriture, car elles créent un style plus simple, plus nerveux et plus rythmé

Des phrases courtes captent l’attention du lecteur, car elles évitent les lourdeurs, les ambiguïtés et les redondances.

 

Les phrases longues peuvent vraiment gêner le lecteur. Alors, segmentez vos idées et évitez les phrases poupées russes ! D’autant que les phrases comportant un maximum de 15 mots se mémorisent davantage.

Allégez donc vos phrases en n’employant que les mots nécessaires à votre pensée sans rien sacrifier au sens de votre texte.

 

Autrement dit, soyez concis !

 

Je ne suis pas non plus en train de dire qu’il faut tout réduire à quelques mots ! Mais juste élaguer et ne garder que l’essentiel. Votre écriture gagnera en concision et en vigueur.

 

Optez également pour des tournures positives.

Je m’explique :

 

Exemple :

Dans la cave s’entassait un amas d’objets sans importance.

Dans la cave s’entassait un amas d’objets insignifiants

 

Enfin, évitez les remplissages inutiles notamment celui du vide. Je m’explique, évitez de dire ce qui n’est pas et qui pourrait être.

 

Exemple  :

Avec le pandémie et le confinement, il n’y avait ni magasins ouverts, ni clients, ni animation, ni circulation dans le centre-ville.

 

Dans un style plus fluide…

Avec la pandémie et le confinement, le centre-ville restait désespérément désert.

 

Mais il existe d’autres solutions pour réduire la longueur des phrases…

 

2 / Ecrivez à la voix active

 

Petit rappel :

-On dit qu’une phrase est à la voix active (VA) lorsque le sujet fait l’action.

-On dit qu’elle est à la voix passive (VP) lorsque le sujet subit l’action.

 

Méfiez-vous de ces phrases et tournures passives, et utilisez-les seulement en connaissance de cause. Quand par exemple vous voulez mettre l’accent sur le complément direct plutôt que le sujet. Mais la voix active restera toujours plus concise, plus percutante. Elle rendra aussi votre texte plus dynamique.

Il y a toujours moyen de transformer une phrase passive en phrase active.

 

Voici plusieurs façons de passer de la voix passive à la voix active 

 

1 / Echanger le sujet et le complément d’agent :

 

Exemple :

Après l’étape de relecture, le manuscrit peut enfin être envoyé par l’écrivain à un éditeur. (VP)

Après l’étape de la relecture, l’écrivain peut enfin envoyer le manuscrit à un éditeur. (VA)

 

2 / Remplacer la verbe à la forme passive par un verbe « inverse »

 

Je m’explique, on opte pour un verbe « inverse » pour transformer la phrase sans changer le sens

 

Exemple :

La maison de Paul et Irène a été achetée par un couple d’architectes.

Paul et Irène ont vendu leur maison à un couple d’architectes

 

3 / Changer le participe passé pour un nom, tout en conservant le sens

 

Exemple :

Dans son nouveau rôle The Father, Anthony Hopkins a été très remarqué par la critique. (tournure passive)

Dans son nouveau rôle The Father, Anthony Hopking a fait l’unanimité de la critique.

 

3 / Les pronoms relatifs

 

Ce qui peut allonger une phrase, c’est l’utilisation des pronoms relatifs, surtout qui et que.

Leur présence dans vos écrits peut durcir votre style et vite le gâcher.

Ils sont donc à éviter chaque fois que vous le pouvez. Surtout qui et que parfois à foison dans un texte si on n’y prend pas garde.

 

Rappel : les pronoms relatifs simples français sont : qui, que, quoi, dont, où, lequel, quiconque

Voilà plusieurs possibilités pour les remplacer :

1 / Remplacer la relative par un adjectif ou un adjectif plus un complément

Exemple :

Voilà un homme qui se préoccupe uniquement d’argent et de profit

Voilà un homme uniquement préoccupé par l’argent et le profit

 

2 / Un nom ou un nom + un complément

Exemple :

Je viens de m’entretenir avec la femme qui protège les migrants mineurs

Je viens de m’entretenir avec la protectrice des migrants mineurs

 

3 / Un participe suivi d’un complément

Exemple :

C’est une femme qui avait un drôle de tic

C’est une femme affligée d’un drôle de tic

 

4 / Une préposition seule ou une préposition suivi d’un nom

Exemple :

Maxime a commis l’erreur qui a causé la ruine de l’entreprise

Maxime a commis l’erreur à l’origine de la ruine de l’entreprise

 

5 / Un déterminant possessif

Exemple :

Les efforts que vous avez accomplis porteront forcement leurs fruits

Vos efforts porteront forcément leurs fruits.

 

6 / Un infinitif

Exemple :

Avant de signer votre compromis de vente, pensez aux travaux que vous devrez entreprendre

Avant de signer votre compromis de vente, pensez aux travaux à entreprendre.

 

7 / Remplacer par deux propositions indépendantes, coordonnées ou juxtaposées

Exemple :

J’ai vu Myriam qui m’a donné rendez-vous à la patinoire cet après-midi

 

J’ai vu Myriam et elle m’a donné rendez-vous à la patinoire cet après-midi

Ou

J’ai vu Myriam ; elle m’a donné rendez-vous à la patinoire cet après-midi

 

8 / Remplacer par une préposition

 

Exemples :

C’est une femme qui avait un drôle de tic

C’est une femme avec un drôle de tic

 

La dernière campagne de la sécurité routière qui avait demandé des mois de préparation n’a pas donné les résultats escomptés.

Malgré des mois de préparation, la dernière campagne de la sécurité routière n’a pas donné les résultats escomptés.

 

***

Voilà quelques conseils pour réduire la longueur de vos phrases. En y veillant, votre écriture sera plus fluide, plus rythmée et plus agréable.

 

 

A vos succès d’écriture….

 

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Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(19)

Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(17)

Voilà déjà le 17e conseil de ce Calendrier de l’avent…

 

17e conseil de ce Calendrier de l’avent :

 

Soignez votre vocabulaire, votre syntaxe et votre orthographe

 

Ils doivent être adaptés à votre genre, à votre public, à votre point de vue et à votre ton. Ils doivent être clairs, fluides, élégants et originaux. Ils doivent éviter les répétitions, les clichés, les fautes et les lourdeurs.

 

Voici quelques conseils pour y parvenir :

 

1 / Lisez beaucoup et diversifiez vos sources d’inspiration

 

Cela vous permettra d’enrichir votre vocabulaire et votre culture générale, et de découvrir des styles et des idées variés.



2 / Faites preuve d’imagination et de sensibilité

 

Cherchez à exprimer votre vision du monde, vos émotions, vos sensations, avec vos propres mots. Évitez de recopier ou d’emprunter des phrases toutes faites.


3 / Soyez précis et concret

 

Donnez des détails, des exemples, des comparaisons, qui illustrent votre propos et le rendent plus vivant. Évitez les généralités, les abstractions, les formules vagues ou passe-partout.

 

4 / Utilisez des synonymes, des antonymes, des périphrases, des métaphores, des euphémismes, des hyperboles, etc

 

…pour varier votre expression et éviter les répétitions. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès ou le ridicule.

 

5 / Relisez-vous et faites-vous relire

 

Demandez-vous si votre texte est clair, cohérent, original, et si vous avez évité les clichés. Demandez l’avis d’un tiers, qui pourra vous signaler les passages à améliorer.

 

Le vocabulaire :

 

Les 5 outils de base de l’écrivain :

 

un dictionnaire,

un dictionnaire des synonymes,

le dictionnaire Trouver les mots justes Des Idées Suggérées Par Les Mots  de Paul Rouaix (perso je le  trouve vraiment utile)

un Bescherelle pour les conjugaisons

et le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale (obligatoire !)

(je vous mets la présentation d’Amazon car elle m’a fait sourire) :

 

Pour ne pas perdre le nord (minuscule en général, majuscule quand il s’agit de la région d’un pays) ; pour ne pas donner du mister (Mr) à monsieur (M.) ni de trait d’union à saint Jacques, sauf quand c’est le nom d’une église (Saint-Jacques-de-Compostelle); pour distinguer le Premier ministre du président de la République, même si l’un rêve toujours d’être l’autre; pour laisser leur minuscule au roi et à l’empereur sauf en cas de mégalomanie (Napoléon); pour ne pas écrire 1ère mais 1re; pour conserver l’accent sur les capitales, donc la lisibilité d’un texte en dépit de toutes les paresses et de toutes les pressions numériques… bref, pour ne pas se perdre, un seul fil d’Ariane, le Lexique des règles typographiques, c’est la bible de tous les académiciens quand ils rédigent le Dictionnaire

 

Remarque : bien sûr, désormais on trouve des dictionnaires en ligne.

Personnellement j’utilise pas mal celui-là :

https://www.lexilogos.com/francais_dictionnaire.htm

Ce que j’apprécie c’est qu’on y trouve les synonymes et les antonymes. 

 

Pour ce qui est des répétitions,

je vous conseille de relire cet article :

 

Éviter les répétitions

 

Pour ce qui est des clichés,

 

je vous conseille de relire cet article :

 

Clichés littéraires : ce qu’un auteur doit savoir !

A demain pour le 18e conseil !

 

A vos succès d’écriture….

 

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Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(19)

Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(16)

Voilà le 16 e conseil de ce Calendrier de l’avent…

 

16e conseil de ce Calendrier de l’avent :

 

Utilisez des dialogues efficaces, réalistes et variés

 

 

1 / L’intérêt des dialogues dans un roman

 

Les dialogues sont des échanges verbaux entre les personnages d’un roman.

Ils ont plusieurs intérêts, tels que :

 

 

a / Donner de la vie à une scène :

 

les dialogues permettent de rendre le récit plus dynamique, plus vivant, plus proche de la réalité. Ils créent du rythme, de la variété, de la tension, de l’humour, de l’émotion, selon le cas. Ils évitent la monotonie d’une narration trop longue ou trop descriptive. Ils captent l’attention du lecteur, qui se sent impliqué dans l’action

 

b / Révéler le caractère ou le sentiment des personnages :

 

les dialogues permettent de montrer la personnalité, les motivations, les relations, les conflits, les évolutions des personnages. Ils expriment leurs pensées, leurs sentiments, leurs intentions, leurs réactions. Ils les caractérisent par leur langage, leur ton, leur accent, leur registre, leur vocabulaire, leur syntaxe, etc. Ils les rendent plus crédibles, plus attachants, plus complexes.

 

c / Faire avancer l’intrigue ou le thème :

 

les dialogues permettent de transmettre des informations, des indices, des révélations, des secrets, des mensonges, des contradictions, des surprises, qui font progresser l’histoire ou le message. Ils créent du suspense, de l’ironie, de la dramatisation, de la symbolique, selon le cas. Ils servent le but de l’auteur, qui peut les utiliser pour orienter, manipuler, questionner, interpeller le lecteur.

 

 

 2 / Règles à respecter pour écrire de bons dialogues :

 

a / Choisir le bon moment :

 

Il faut éviter de placer des dialogues inutiles, qui n’apportent rien à l’histoire ou aux personnages. Mais aussi éviter de couper l’action ou le suspense avec des dialogues trop longs ou trop explicatifs. Il faut introduire les dialogues progressivement, au fil du récit, en fonction des besoins de l’histoire.

 

b / Choisir le bon point de vue :

 

il faut adapter le dialogue au regard du personnage qui parle ou qui écoute, qu’il soit le narrateur ou un protagoniste. Il faut tenir compte de sa personnalité, de ses émotions, de ses connaissances, de ses attentes, etc. Il faut aussi tenir compte du mode de narration, qu’il soit direct, indirect ou indirect libre.

 

 

c / Choisir le bon style :

 

il faut utiliser un vocabulaire précis, varié et adapté au genre, au ton et au public du roman. Il faut aussi utiliser des figures de style, comme les comparaisons, les métaphores, les symboles, etc. Il faut enfin faire appel aux cinq sens, voire plus, pour rendre le dialogue plus vivant et plus suggestif.

 

3 / Règles typographiques du dialogue

 

Les dialogues doivent respecter les règles de ponctuation, de typographie et de mise en page. Je vous engage à relire cet article donnant les bases de la typographie du dialogue ;

 

Règles typographiques du dialogue

***

Pour conclure, écrivez des dialogues naturels et réalistes. Évitez les dialogues forcés ou artificiels.

 

 

A vos succès d’écriture….

 

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Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(19)

Calendrier de l’avent de 24 conseils d’écriture(15)

Voilà déjà le 15 e conseil de ce Calendrier de l’avent…

 

15e conseil de ce Calendrier de l’avent :

 

Utilisez des descriptions vivantes

 

Rédiger des descriptions dans un roman n’est pas toujours facile, mais ce sont des éléments importants pour votre roman

 

1 / Intérêt des descriptions dans un roman

 

La description est un moyen de créer un univers réaliste et immersif pour le lecteur en lui faisant voir, sentir, entendre, toucher et goûter le monde que l’auteur imagine.

 

La description peut avoir plusieurs fonctions dans un récit :

 

1 / Elle peut situer l’action dans un lieu et une époque précis,

 

en donnant des détails géographiques, historiques, culturels, etc. Par exemple, dans Les Misérables de Victor Hugo, la description de Paris au 19e siècle permet de comprendre le contexte social et politique dans lequel évoluent les personnages.

 

2 / Elle peut créer une atmosphère,

 

c’est-à-dire un ensemble de sensations et d’émotions liées au décor. Par exemple, dans Dracula de Bram Stoker, la description du château du comte Dracula crée une atmosphère de terreur et de mystère, avec ses couloirs sombres, ses portes fermées, ses bruits étranges, etc.

3 / Elle peut caractériser les personnages,

en révélant leurs traits physiques, leurs vêtements, leurs gestes, leurs expressions, etc. Par exemple, dans Madame Bovary de Gustave Flaubert, la description de Emma Bovary montre son insatisfaction, son ennui, son rêve de romantisme, à travers ses regards, ses sourires, ses toilettes, etc.

 

4 / Elle peut symboliser un thème, une idée, une valeur,

en utilisant des images, des comparaisons, des métaphores, etc. Par exemple, dans L’Étranger de Albert Camus, la description du soleil symbolise l’absurdité de la vie, la violence du monde, l’indifférence du destin, etc.

 

2 / Conseils pour rédiger des descriptions dans un roman

 

Pour réussir une description, il faut choisir un point de vue, c’est-à-dire la perspective à partir de laquelle on décrit. Il peut s’agir du point de vue du narrateur, qui peut être omniscient, externe ou interne, ou du point de vue d’un personnage, qui peut être le héros ou un témoin.

 

Il faut aussi choisir un mode de narration, c’est-à-dire la façon dont on rapporte les paroles et les pensées des personnages. Il peut s’agir du discours direct, du discours indirect, ou du discours indirect libre.

 

Il faut enfin choisir un style, c’est-à-dire le choix des mots, des phrases, des figures de style, etc. Il faut adapter son style au genre, au ton, au public, au message du récit.

 

Voici quelques conseils pour écrire une bonne description :

 

a / Soyez précis et concret, en utilisant des mots justes, des noms propres, des chiffres, des dates, etc.

b / Soyez sensoriel et suggestif, en faisant appel aux cinq sens, aux couleurs, aux sons, aux odeurs, aux saveurs, etc.

c / Soyez varié et original, en évitant les clichés, les répétitions, les lourdeurs, etc.

d / Soyez cohérent et logique, en respectant la chronologie, la géographie, la psychologie, etc.

Soyez pertinent et intéressant, en sélectionnant les détails qui servent votre histoire, qui captent l’attention du lecteur, qui créent du suspense, de l’humour, de l’émotion, etc.

 

3 / Extraits de romans célèbres illustrant les différents types et intérêts des descriptions :

 

Description d’un lieu et d’une époque : dans L’Éducation sentimentale de Gustave Flaubert, le narrateur décrit Paris en 1848, au moment de la révolution de février, en mêlant des détails réalistes et des impressions personnelles.

 

Il descendit au hasard des rues. Le gaz éclairait les devantures des boutiques, et le haut des maisons était noir. Parfois, un fiacre passait, faisant sonner ses grelots. Il traversa des groupes d’ouvriers qui chantaient la Marseillaise. Des patrouilles de bourgeois, en manches de chemise, avec des fusils sur l’épaule, se promenaient gravement. Il y avait des matelas aux fenêtres, des barricades dans les carrefours. On entendait des coups de feu isolés.Le canon tonnait au loin.

 

Description d’une atmosphère : dans Le Horla de Guy de Maupassant, le narrateur décrit sa peur irrationnelle d’un être invisible qui le hante, en utilisant des mots forts, des phrases courtes, des exclamations et des questions.

 

Quelquefois, je me sens prêt à devenir fou. J’ai peur de l’eau qui coule ! Oui, j’ai peur de l’eau ! Qu’est-ce donc que cette soif inconnue qui me dévore depuis quelque temps, et qui s’exaspère chaque jour ? D’où vient-elle ? Quelle est cette maladie ? Je bois sans cesse, et plus je bois, plus j’ai soif. 

 

Description d’un personnage : dans Bel-Ami de Guy de Maupassant, le narrateur décrit le héros, Georges Duroy, en révélant son physique séduisant, son ambition démesurée, son cynisme et son opportunisme.

 

Il était fort, bien fait, blond, avec une petite moustache frisée qui semblait teinte de poussière d’or. Il portait, noué négligemment autour de son cou, un foulard de soie rouge, et il se promenait, les mains dans les poches de son pantalon large, qui faisait des plis tombants. Il gardait sur sa figure bronzée le sourire aisé d’un beau garçon sûr de lui, sûr de plaire, sûr de réussir en toutes choses, et portait haut sa tête superbe, coiffée de cheveux frisés, un peu longs pour le militaire.

 

Description d’un symbole : dans L’Étranger de Albert Camus, le narrateur décrit le soleil comme un symbole de l’absurdité de la vie, de la violence du monde, de l’indifférence du destin, en utilisant des images, des comparaisons, des métaphores.

 

Le soleil tapait sur ma tête et j’ai senti la sueur s’accumuler dans mes sourcils. C’était le même soleil que le jour où j’avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. À cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j’ai fait un mouvement en avant. Je savais que c’était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d’un pas. Mais j’ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l’Arabe a tiré.

 

Description d’une action : dans Les Trois Mousquetaires de Alexandre Dumas, le narrateur décrit un duel entre d’Artagnan et Athos, en utilisant des termes techniques, des verbes d’action, des adverbes de manière, des indications de temps et de lieu.

 

D’Artagnan s’élança sur lui avec son épée nue, et il était si rapide, que, sans l’adresse du Gascon, il se fût embroché lui-même. Mais Athos para le coup sans même y paraître ; puis, glissant son épée le long de la lame de son adversaire, il lui porta un coup de pointe au poignet. D’Artagnan lâcha son épée, qui vola à dix pas, et tomba sur ses genoux. Athos, qui, selon ses habitudes, ne perdait pas un mouvement de son ennemi, se baissa, ramassa l’épée, et voulut la rendre à d’Artagnan ; mais, sur le chemin, la pointe rencontra le sol, et l’épée se brisa en deux morceaux.

 

***

Voilà quelques conseils pour soigner vos descriptions. J’espère qu’ils vous seront utiles.

A demain pour un nouveau conseil d’écriture.

 

 

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