Une histoire de famille peut être exacte… sans toucher le lecteur

Une histoire de famille peut être exacte… sans toucher le lecteur

Photographie de famille ancienne, lettre manuscrite et carnet ouverts sur un bureau pour écrire une histoire familiale.Vous connaissez la date du mariage de vos grands-parents. Vous savez où ils habitaient, combien ils ont eu d’enfants, à quel moment ils ont quitté leur région pour s’installer ailleurs. Vous avez peut-être retrouvé des photographies, des lettres, des actes d’état civil. Vous avez interrogé vos proches et pris soin de vérifier leurs souvenirs. Tout ce que vous racontez est exact. Pourtant, à la relecture, quelque chose vous gêne. Votre texte retrace les événements, mais vous avez l’impression qu’il manque de vie.

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Réécrire un premier jet : que corriger en premier ?

Réécrire un premier jet : que corriger en premier ?

Vous venez de terminer votre premier jet. Vous le laissez reposer quelques jours ou quelques semaines. Puis vient le moment de le reprendre. Mais comment réécrire un premier jet sans se jeter immédiatement sur les phrases qui nous déplaisent ?

Vous ouvrez votre document. Vous relisez les premières lignes. Et presque immédiatement, vous voyez une phrase qui ne vous plaît pas. Vous la modifiez. Deux paragraphes plus loin, une répétition vous agace. Vous la supprimez. Puis vous trouvez un dialogue un peu raide. Vous cherchez une formulation plus naturelle. Une heure plus tard, vous avez travaillé. Votre texte est même probablement meilleur qu’avant. Mais avez-vous commencé par ce qui comptait vraiment ?

Pas forcément.

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Faire lire son texte : les questions à poser avant « Qu’en penses-tu ? »

Faire lire son texte : les questions à poser avant « Qu’en penses-tu ? »

Deux exemplaires annotés d’un même texte montrent les regards différents de l’auteur et du lecteur.Vous venez de terminer une nouvelle, un chapitre, peut-être même un roman entier. Vous l’envoyez à quelqu’un en qui vous avez confiance avec cette petite phrase : « Tu peux me dire ce que tu en penses ? »

Quelques jours plus tard, la réponse arrive. « J’ai bien aimé. » Ou, dans une version un peu plus développée : « C’est bien écrit. J’ai juste trouvé le début un peu long. »

Et vous voilà bien avancé. Le problème ne vient pas forcément de votre lecteur. Il vient souvent de la question que vous lui avez posée.

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La scène la plus importante est peut-être celle que vous n’avez pas écrite

La scène la plus importante est peut-être celle que vous n’avez pas écrite

 

Il y a cette scène.

Vous la préparez depuis plusieurs chapitres.

Votre personnage va enfin retrouver son père après vingt ans de silence. Vous imaginez déjà le lieu, les premiers mots, les reproches, peut-être les larmes. Vous avez même noté quelques répliques. Cette scène compte. Elle doit forcément être dans votre roman. Alors vous l’écrivez. Et curieusement, elle vous déçoit. Tout est là.

Les explications. Les émotions. Les révélations. Pourtant, quelque chose s’est affaibli en passant sur la page. Et si le problème venait justement du fait que vous avez écrit cette scène ?

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Votre roman s’est arrêté après cinquante pages : que s’est-il passé ?

Votre roman s’est arrêté après cinquante pages : que s’est-il passé ?

Manuscrit d’un roman bloqué après une cinquantaine de pages sur le bureau d’un auteur.Au début, tout allait bien. Vous aviez une idée qui vous plaisait. Un personnage commençait à prendre forme. Vous aviez peut-être même cette sensation délicieuse de tenir enfin la bonne histoire. Les premières pages sont venues assez facilement. Dix pages. Vingt. Cinquante peut-être. Et puis quelque chose s’est grippé.

Vous ouvrez encore votre fichier de temps en temps. Vous relisez les dernières pages. Vous changez une phrase, ajoutez quelques lignes, déplacez un paragraphe. Mais vous n’avancez plus vraiment. (suite…)